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L’importance de la mise en service des ascenseurs

Les ascenseurs sont des cabines destinés au transport des personnes ou des objets lourds vers un niveau supérieur. Ils peuvent être un lieu de convivialité, car c’est l’un des rares transports en commun où des personnes se disent « bonjour » et même discutent sans se connaître. Aussi, les ascenseurs jouent un rôle clé en matière d’accessibilité pour tous et de rapidité. Seulement, ils doivent assurer la protection des utilisateurs. Par conséquent, après la mise sur le marché de ces appareils par le fabricant, il est impératif qu’on effectue une mise en service.

La définition de la mise en service

La mise en service d’un ascenseur est une procédure qui consiste à rendre opérationnels les équipements et l’installation après sa fabrication. Elle est donc une sorte de vérification sur la conformité des hypothèses de calcul et sur les critères de performance. C’est le propriétaire qui est responsable de cette mise en service de l’ascenseur, mais elle ne doit pas avoir lieu si l’appareil ne présente pas la marque CE. La mise en service est importante étant donné qu’elle permet de revoir les imperfections même minimes, susceptibles d’entraver la bonne marche de l’appareil.

Les travaux de mise en service des ascenseurs sont imposés par les directives européennes. Pour cela, il faut que les dispositifs de sécurité soient bien installés. Dans le cas contraire, il convient de mettre en œuvre les actions nécessaires dans les plus brefs délais.

Les dispositifs de sécurité indispensables dans l’ascenseur

Les dispositifs de sécurité indispensables concernant la mise en service de l’ascenseur sont :

  • Le système de détection de présence des personnes destiné à les protéger contre le choc de portes coulissantes lors de leur fermeture.
  • Le parachute de cabine et le limiteur de vitesse en descente pour un ascenseur électrique.
  • Le dispositif destiné à éviter toute chute et d’écrasement de la cabine.
  • Les serrures dotées de dispositifs de contrôle de la fermeture et du verrouillage des portes palières.
  • Le dispositif de commande de manœuvre d’inspection et d’arrêt de la cabine.

Ces dispositifs sont tous à vérifier durant la mise en service de l’ascenseur afin d’éviter tous risques d’accident.

Les obligations du propriétaire après la mise en service

Une fois la mise en service terminée et que l’ascenseur se trouve dans un bon état de marche, le propriétaire doit vérifier toutes les réglementations de l’ascenseur en matière d’entretien et de contrôle technique. Pour cela, il devrait faire appel à un ascensoriste de son choix pour réaliser l’entretien de l’ascenseur et passer un contrat. Ce dernier doit contenir la réparation ou le remplacement de petites pièces lorsqu’elles sont endommagées. Le contrat devrait également faire apparaître les délais d’intervention et la rémunération prévue pour cette prestation.

Caractéristiques du marquage CE

Le marquage CE a été créé dans le cadre de la législation d’harmonisation technique européenne. CE est l’abréviation de « Conformité européenne » et figure le plus souvent sur bon nombre de produits commercialisés sur le marché. Le marquage CE signifie qu’un produit est conforme à toutes les prescriptions juridiques en vigueur de l’Union européenne.

Signification et objectif du marquage CE

Le marquage CE n’est ni une marque de fabrication ou de certification, ni une indication de la provenance géographique du produit. C’est une marque règlementaire qui certifie que le produit répond à des normes techniques et possède le droit de libre circulation sur le territoire européen. La présence de ce sigle sur un produit signifie donc que le fabricant a effectué tous les essais ainsi que les examens et les évaluations pour le bon fonctionnement du produit et la garantie de la sécurité.

L’objectif principal du marquage CE est de disposer de produits sûrs, irréprochables et de haute qualité sur tous les marchés européens. Cette marque est donc une preuve que les marchandises respectent les exigences en termes de sécurité et de santé de l’Union européenne.

Avantages des produits avec la marque CE

Les contrôles des produits et le marquage CE donnent des avantages aux fabricants par rapport au client et face à la concurrence. En effet, il certifie que ce dernier a effectivement :

  • Respecté les directives européennes.
  • Limité tous les risques de responsabilité en s’appuyant sur les normes de sécurité.
  • Amélioré la sécurité, la qualité et la performance des produits.

En outre, les produits disposant cette marque sont performants dans le sens où ils résistent au feu, aux armes à feu, à l’explosion, à l’effraction, aux différents chocs, à la variation de température, au vent, à la neige et aux charges permanentes et imposées. En plus de ceux-là, ils assurent une meilleure isolation face à la chaleur, au bruit et aux radiations.

Marquage CE sur les ascenseurs

Tous les ascenseurs, quels que soient le type et le modèle, doivent impérativement posséder le marquage CE. Il n’y a donc pas d’exception à la règle puisqu’il est question de sécurité et de santé des utilisateurs et est exigé par la directive européenne. Ainsi, les ascenseurs une fois marqués CE sont conformes à la réglementation en vigueur et peuvent être vendus dans toute l’Union européenne. Le sigle CE des ascenseurs est marqué par l’installateur lui-même dans le cas où son intervention se trouve sous un système d’assurance qualifié. En revanche, dans le cas contraire, il devrait faire appel à un organisme notifié qui lui délivrera une attestation d’évaluation de la conformité.

Comme le marquage CE sur les ascenseurs doit être obligatoirement présent, il est vivement conseiller de refuser l’appareil qui ne possède pas cette marque. Il est même recommandé de dénoncer le fabricant aux autorités.

Ce qu’il faut savoir sur la directive 1995 sur les ascenseurs

Les ascenseurs sont des appareils assurant le transport en niveau des personnes dans une habitation comprenant des étages. Par la Directive européenne 95/16/CE, des objectifs ont été définis pour l’unicité des règles de sécurité concernant les ascenseurs et tout autre dispositif d’élévation. Ces objectifs se rapportent à l’innovation de la technologie, le renforcement de la sécurité et la libre circulation au sein du marché européen.

Les objectifs pour la sécurité des ascenseurs

Pour garantir la bonne marche de l’appareil et la protection des usagers, les ascenseurs doivent répondre à différents objectifs, entre autres sur :

  • Les portes palières qui doivent être bien fermées.
  • Les circuits électriques de l’installation qui doivent être bien protégés pour éviter les risques de court-circuit à l’intérieur.
  • L’entrée des personnes dans la cabine devant être sans danger.
  • Les utilisateurs qui doivent être bien protégés contre les chocs causés par la fermeture des portes et contre les dérèglements de la vitesse de la cabine.
  • Les moyens d’alerte et de communication avec un service d’intervention qui doivent être mis à la disposition des usagers en cas de panne ou d’accidents.
  • Les dispositifs permettant de prévenir les risques de chute et d’écrasement de la cabine et le bon état des équipements. Le contrôle technique y afférent doit être réalisé régulièrement.
  • L’interdiction d’entrée des personnes autres que les personnels d’intervention dans les locaux des machines, d’accéder aux équipements associés et aux espaces parcourus par la cabine.
  • La protection des personnels d’intervention par la mise en place d’un accès sans danger dans les installations des ascenseurs.

La Directive ascenseurs

La Directive définit les exigences nécessaires auxquelles doivent répondre les ascenseurs ainsi que les composants de sécurité durant la fabrication et avant leur mise sur le marché. Elle concerne tous les dispositifs permettant le déplacement vertical comme les élévateurs et les ascenseurs. L’objectif principal de cette directive consiste à définir des exigences uniques de sécurité des ascenseurs fabriqués et commercialisés en Union européenne. Par conséquent, les fabricants des ascenseurs doivent prendre toutes les mesures nécessaires afin de réduire les risques d’accident lors de la construction de la machine.

Quant à la Directive 2006/42/CE, elle vise à assurer la libre circulation des machines et de leurs accessoires en assurant les exigences pour la santé et la sécurité des utilisateurs.

Par ailleurs, la fabrication de ces machines doit aussi respecter les normes ascenseurs EN81-41. Celles-ci concernent les règles de sécurité à respecter dans la construction et l’installation des ascenseurs. Elles désignent tous les risques susceptibles d’être liés aux appareils et de mettre en place des dispositifs pour les réduire.

Mesures réglementaires pour se protéger des risques dus à l’exposition à l’amiante

L’amiante est un minéral microscopique résistant à haute température, utilisé depuis longtemps dans le secteur industriel et métallurgique en raison de ses propriétés physico-chimies. Il peut résister au feu, possède une faible conductivité thermique et acoustique et une résistance mécanique avérée. Cette matière première est très utilisée dans la construction, car elle possède des vertus anti-incendie et se présente comme matériau de protection et de bouclier.

Utilisation d’amiante

Divers équipements et dispositifs de construction sont fabriqués par ce matériau et l’ascenseur en fait partie. Ce matériau est utilisé dans différents domaines de bricolage, de construction et de rénovation de bâtiment. Mais des objets domestiques en métal contiennent aussi un taux d’amiante non négligeable. Voici quelques lieux, endroits et objets contenant un maximum d’amiante :

Lieux et endroits :

  • Les couvertures des toitures.
  • La canalisation d’eau.
  • La conduite de ventilation et de climatisation.
  • Les sols plastifiés collés.
  • Les matériaux de sécurité anti-incendie (flocages et faux plafond).
  • Les calorifugeages des conduites d’eau chaude.

Objets :

  • Les fers à repasser, les chaudières et les freins de voiture.
  • Le joint des portes de four ou cheminées.
  • Les tissus de protection contre la chaleur.
  • Les grille-pain et grilloirs.

Prévention et protection contre l’amiante

L’utilisation de cette matière est inévitable à cause de ses vertus physico-chimiques. Cependant, le niveau d’exposition à ce produit comporte un risque sanitaire. La forte exposition à l’amiante peut provoquer sur la personne des troubles de pathologie graves. Les catégories de personnel qui sont le plus exposées à l’amiante sont le personnel de maintenance et d’entretien, celui du service d’installation et de réparation ainsi que les chercheurs en laboratoires.

En raison de ces risques pour la santé, des mesures de prévention et de protection sont obligatoires et doivent se traduire par l’existence du livret d’information sur l’amiante. Le personnel doit être avisé des risques et être informé sur certains points sensibles des méfaits de l’amiante. Voici quelques contenus du livret d’information amiante :

  • Les caractéristiques de l’amiante et ses effets sur la santé.
  • Les matériaux et produits susceptibles de contenir de l’amiante.
  • Les opérations pouvant entraîner une exposition à l’amiante.
  • Les dispositions à prendre pour éviter ou limiter les risques.

D’après le décret 2011-629 relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante dans un immeuble bâti, tous les locaux contenant des matériaux amiantés doivent être nettoyés et lavés et la mono brosse ne doit jamais être utilisée sur des dalles de sol amiantées dégradées.

Ces préventions sont destinées aux personnels exposés quotidiennement à l’amiante, afin qu’ils prennent conscience des dangers de ce matériau pour la santé et qu’ils prennent les précautions nécessaires pour leurs propres intérêts.

Sur l’évaluation de l’accessibilité d’un ascenseur

Depuis la législation sur le handicap du 11 février 2005, les diagnostics d’accessibilités sont obligatoires pour l’immeuble et le logement. Les équipements utilitaires dans le bâtiment doivent être conformes à la norme d’accessibilité. Pour les ascenseurs, ils doivent être accessibles pour les personnes handicapées (mal voyant, PMR et personnes âgées ou à déficiences diverses). En effet, les ascenseurs doivent être conformes à la norme NF EN 81-70 possédant des signalisations et de repérage afin d’être plus accessibles pour les personnes handicapées. Cette machine doit aussi comporter des touches et des dispositions de commandes extérieures et intérieures qui facilitent l’utilisation de l’ascenseur pour ces mêmes personnes.

Évaluation de l’accessibilité d’un ascenseur

La réalisation d’un diagnostic d’accessibilité est essentielle pour un ascenseur, car elle permet d’identifier les problèmes en termes d’accessibilité. D’après la législation mentionnée ci-dessus, tous les dispositifs doivent subir un contrôle d’accessibilité, qui sera intégré dans le rapport annuel de chaque commission d’accessibilité, envoyé au Conseil Départemental Consultatif des Personnes handicapées.

Les diagnostics d’accessibilité sont en effet obligatoire pour l’ascenseur et ils sont confiés à des experts agréés, souvent indépendants ou appartenant à une entreprise privée.

En effet, il existe 3 types de diagnostic d’accessibilité d’un ascenseur :

  • Le premier type de diagnostic concerne le handicap physique. Le spécialiste est amené à vérifier la conformité des portes palières et les conditions de mise en place de la cabine afin que les personnes qui se déplacent avec un fauteuil roulant puissent prendre sans problème l’ascenseur surtout au niveau de l’accès et d’espace.
  • Le second type de diagnostic est pour les handicapés  visuels. L’expertise doit se porter sur le paramètre de guidage et de signalement. Pour être accessible, l’ascenseur doit posséder des balises de repérage pour les malvoyants et un éclairage suffisant pour que la cabine et les dispositifs de commande soient plus visibles en cas de danger ou de sortie d’urgence.
  • Le dernier type de diagnostic est pour les personnes qui ont des problèmes auditifs. Dans ce cas, l’ascenseur doit posséder un dispositif de communication visuelle comme le nombre d’étages, l’initiale P pour le parking ainsi qu’une signalisation appropriée aux personnes ayant des difficultés auditives.

Dispositif de diagnostic accessibilité d’un ascenseur

Il existe des outils d’analyse pour mesurer le niveau d’accessibilité des ascenseurs installé dans le bâtiment. Cet outil est la grille de diagnostic accessibilité ascenseur. Il facilite avantageusement le travail des personnes chargées des expertises d’accessibilité. Ce système peut aider les spécialistes à vérifier minutieusement l’accessibilité pour tous de l’ascenseur dans un immeuble et garantit plus de précision et d’efficacité pour ce travail.

Procédés de contrôle technique d’un ascenseur

Un contrôle technique d’un ascenseur consiste à vérifier l’état des équipements et des dispositifs de sécurité de la machine. Il a aussi pour objectif de repérer toute défaillance du matériel pouvant présenter un risque pour la sécurité des usagers.

Réalisation du contrôle technique d’un ascenseur

La loi stipule que le contrôle technique d’un ascenseur est obligatoirement à réaliser tous les 5 ans par un contrôleur habilité et professionnel. Avant le contrôle, il est du devoir du propriétaire d’aviser les habitants de l’immeuble des procédés techniques à effectuer concernant l’ascenseur pour à telle ou telle date afin que les usagers informés du dérangement dû aux travaux de vérification. Pendant le contrôle, le propriétaire doit afficher un panneau indiquant la non-disponibilité de l’appareil ainsi que la durée du contrôle.

Après le contrôle, le contrôleur technique doit remettre un rapport d’inspection des opérations réalisées ainsi que les problèmes rencontrés ou de la défaillance identifiée s’il y a lieu. Ces résultats d’analyse et d’évaluation doivent être transmis par la propriétaire du lieu à l’entreprise chargée de l’entretien de l’ascenseur au cas où des travaux de rénovation seraient à faire. Ces procédés suivent à la lettre l’article 79 de Loi ENL concernant les échanges d’informations entre propriétaire et entreprise responsable de la maintenance de l’ascenseur.

Réglementation régissant le contrôle technique d’un ascenseur

Le décret numéro 2004-964 du 9 septembre 2004 stipule que le contrôle technique d’un ascenseur doit être effectué par un organisme compétent et professionnel et qui est habilité à effectuer les travaux de réparation en cas de défaillance de la machine.

Le décret du 7 mai 2012 relatif à l’entretien et au contrôle technique des ascenseurs met à jour la liste impérative des points de contrôle technique des installations d’ascenseur et précise la modalité de ce contrôle.

Le pouvoir public a en effet renforcé la sécurité des ascenseurs depuis la parution de ce décret, cela afin d’instaurer un contrôle technique des installations plus rigoureux. Ce décret demande au  prestataire de la maintenance la publication des bilans annuels des contrôles. Dorénavant, le contrôle technique des ascenseurs doit se faire tous les 5 ans et la liste des documents, informations ainsi que les points de contrôle obligatoires ont été mis à jour depuis 7 aout 2012. Le contrôleur technique peut se faire assister par l’ascensoriste lors du contrôle pour que la vérification du système soit plus fiable.

Pour le bilan annuel de contrôles, chaque opération de contrôle d’ascenseur est archivée et doit être présentée par l’organisme habilité comme pièce à conviction prouvant l’état de marche de l’ascenseur. Et ce bilan doit être remis chaque année au ministère du Logement d’après l’article 5 de l’arrêté du 07 août. Il s’agit en effet de rendre compte de l’état de l’ascenseur aux autorités publiques.

Réglementations sur l’entretien et le contrôle technique d’un ascenseur

Pour assurer la sécurité des utilisateurs, des monteurs, des agents d’entretien, des inspecteurs et des contrôleurs, etc., les ascenseurs doivent être régulièrement entretenus. À cet effet, l’acte prioritaire pour son bon fonctionnement, c’est de le faire contrôler techniquement et surtout périodiquement par une personne qualifiée et compétente.

Ascenseur : contrôle technique et obligation d’entretien

L’entretien et le contrôle technique des ascenseurs font l’objet d’une réglementation stricte et précise pour être toujours en bon état de marche et nanti de toute la sécurité nécessaire aux passagers. En effet, le propriétaire doit maintenir le niveau de sécurité requise en faisant réaliser une maintenance et un contrôle par un spécialiste. Les obligations du propriétaire en matière d’entretien sont énoncées dans l’article R125-2 du code de la construction et l’habitation. Ce dernier définit les règles à suivre, dont une visite toutes les 6 semaines dans le but de surveiller le bon fonctionnement de l’installation et pouvoir effectuer les réparations nécessaires. De plus, il est utile de faire un nettoyage de la cuvette d’installation, du toit de la cuvette et du local des machines au moins une fois par an.

En ce qui concerne le contrôle technique, il doit être réalisé tous les 5 ans par un contrôleur technique compétent. Cet acte consiste à vérifier si l’ascenseur est effectivement équipé de dispositifs de sécurité en bon état. Le contrôleur repère également toutes sortes de défauts pouvant nuire à la sécurité des usagers. Pour cela, le propriétaire doit conclure un contrat écrit avec une entreprise chargé de l’entretien et de contrôle technique pour une période d’un an minimum.

Dépenses d’entretien et d’amélioration d’un ascenseur

Les frais d’entretien d’un ascenseur constituent souvent une charge très importante pour le propriétaire. Par conséquent, il pourrait bénéficier d’une déductibilité fiscale sur les dépenses d’entretien, de réparation et d’amélioration des ascenseurs. Ces dernières concernent particulièrement les travaux de maintenance et de remise en bon état de l’ascenseur pour qu’il puisse bien assurer son usage normal. Ces dépenses doivent constituer un budget que le propriétaire doit toujours disposer pour que son ascenseur soit conforme aux réglementations en vigueur.

La déductibilité des dépenses est admise donc dans les réparations et l’entretien des immeubles urbains ou ruraux en location selon l’article 31 du code général des impôts (CGI). Mais selon l’article 1754 du Code civil, elles ne le sont pas en ce qui concerne les dépenses locatives. Cette déductibilité sur les dépenses d’amélioration des ascenseurs des immeubles est offerte pour encourager la modernisation de l’habitat.

Les propriétaires qui ne respectent pas ces obligations d’entretien et de contrôle technique seront punis d’une amende de 450 euros.

Sécurisation d’un ascenseur

Les normes principales qui régissent la réalisation des ascenseurs sont les normes européennes harmonisées EN 81-1 concernant les ascenseurs à traction à câbles et EN 81-2 concernant les ascenseurs hydrauliques. La directive européenne 95/16/CE soutenue par le décret numéro 2000-810 s’applique à l’installation des ascenseurs nouvellement construits qui sont dorénavant soumis au marquage CE et s’inscrit au principe de libre circulation.

Principe de réhabilitation d’un ascenseur

La rénovation d’un ascenseur suit des règles de mise en sécurité stricte depuis la loi sortie le 27 août 2000. Ce décret a été transposé le 3 juillet 2008 pour les dispositifs plus urgents.

Suivant l’arrêté du 18 novembre 2004 relatif aux travaux de sécurité à réaliser dans l’installation d’ascenseur, L’article 1 R.125-1-2 du code de construction et de l’habitation exige la mise en place des dispositifs de sécurité dans les ascenseurs et l’obligation de respecter les prescriptions suivant en dépit des caractéristiques des installations existantes :

  • Les dispositifs de sécurité qui doivent être mis en place sont les serrures possédant un contrôle de fermeture et de verrouillage des portes palières. Les serrures de portes palières doivent être remplacées ou améliorées, en cas de défaillance du contrôle de fermeture de la porte, de la défaillance du contrôle de verrouillage de la porte palière ou si la serrure n’est pas munie d’un système de déverrouillage de secours.
  • L’ascenseur doit suivre une mise en sécurité lors qu’il y a dysfonctionnement des dispositifs susceptibles de perturber le système de verrouillage de la porte palière. Cette mesure est appliquée surtout pour l’ascenseur équipé de portes palières battantes. Tous les ascenseurs doivent disposer d’un avertisseur lors du déverrouillage et de l’ouverture de la porte palière. Ils doivent aussi posséder un système qui informe l’absence de cabine à l’étage et interdisant l’ouverture manuelle de la porte palière depuis l’intérieur de cabine. Ce système ne peut être désactivé ou réactiver que par un spécialiste autorisé pour l’intervention. Les portes battantes peuvent être remplacées par des portes coulissantes pour plus d’efficacité et de précaution.
  • Un ascenseur doit avoir un système de détection de présence et de mouvement afin d’éviter le choc des portes lors de la fermeture. Les ascenseurs concernés sont les ascenseurs équipés de portes-cabines dont le système de détection n’est pas conforme aux exigences du décret du 24 août 2000, sauf s’ils sont équipés de dispositifs de réouverture de portes, de cellule optique, de radar et de barrière lumineuse. Le système de détection de présence doit intégrer le dispositif assurant la sécurité de l’usager.

Réglementation de travaux et d’entretien d’ascenseur

Les réglementations qui régissent la construction des ascenseurs sont les normes européennes harmonisées EN 81-1 pour les ascenseurs électriques et EN 81-2 pour les ascenseurs hydrauliques. En France, d’après le décret numéro 2000-810 traduit à partir de la directive européenne 95/16/CE, la construction des ascenseurs s’inscrit dans le principe de libre circulation des biens dans le territoire européen. Ce décret s’applique à tous les ascenseurs nouvellement construits depuis la parution de cette directive. Par ailleurs, tous les ascenseurs doivent être soumis au marquage CE.

Réglementations relatives aux  travaux sur les ascenseurs

L’article R.125-1-2 de la loi du 2 juillet 2003 affirme que tous travaux de remises aux normes de tous les ascenseurs doivent être réalisés au plus tard 15 ans, autrement dit avant le 3 juillet 2018. Ce délai ne peut être repoussé ni être reporté. Les travaux se feront en trois étapes : avant le 31 décembre 2010, avant le 3 juillet 2013 et la date butoir ci-dessus, les détails sont déterminés dans l’article. Cependant, le délai de construction peut être avancé au cas où les travaux auraient été réalisés plus tôt que prévu.

Ce même article affirme, aussi certaines obligations de travaux doivent, être effectué sur les ascenseurs dans les immeubles (bureaux, établissement administratif, hôpitaux, école, etc.) pour garantir la sécurité du personnel.

Le décret du 30 juin 1995 soutenu et renforcé par le décret du 9 septembre 2004 insiste sur l’utilisation des équipements et des dispositifs d’inspections et de sécurité dans les ascenseurs nouvellement installés. Ces travaux sont obligatoires depuis 2004 pour tous les parcs d’ascenseur d’un immeuble ou un bâtiment d’habitation. Ces dispositifs incluent les systèmes de verrouillages de portes, portillons de visite, de gaine et d’autres équipements nécessaires (au nombre de 17).

Par ailleurs, le propriétaire d’une installation d’ascenseur a le droit de connaître la description de son installation, les travaux à réaliser. Pour cela, une notice d’instruction de l’installation est remise au propriétaire contenant les plans, les schémas détaillés et toutes informations nécessaires pour l’utilisation de l’ascenseur. Ce manuel peut être utilisé pour exercer un diagnostic technique.

Après le montage de l’ascenseur, un carnet d’entretien de l’ascenseur est remis au propriétaire pour qu’il soit au courant des interventions effectuées, durant l’utilisation de l’ascenseur. Ce carnet doit être mis à jour régulièrement par l’entreprise d’entretien, et dans lequel elle enregistre les genres d’interventions réalisées : réparation, installation et entretien.

Réglementations relatives à l’entretien de l’ascenseur

L’article 79 de la loi 2003-590 et le décret numéro 95-826 prévoient la mise en conformité des ascenseurs existants concernant la sécurité publique. Ces lois portent sur les clauses minimales des entretiens et les contrôles techniques à mettre en œuvre concernant le verrouillage des portes, la sécurité des accès aux machineries ainsi que les appareils couverts. Le décret numéro 95-826 impose une étude de sécurité et d’évaluation des risques des dispositifs. Elle exige la mise à niveau et la mise en sécurité de l’ascenseur tous les 5 ans afin d’éviter les risques éventuels.

Les différents types d’ascenseurs

Les ascenseurs sont surtout utilisés dans le transport des personnes et des charges lourdes dans les immeubles à plusieurs étages, dans les bâtiments administratifs privés ou publics, dans les centres commerciaux, etc. Chaque utilisateur d’ascenseur des  bâtiments cités peut avoir des besoins différents quant à l’exploitation des fonctionnalités de l’ascenseur. C’est dans cette optique que les fabricants d’ascenseurs proposent différents types d’ascenseurs adaptés aux divers contextes d’usage afin qu’ils puissent assurer pleinement les rôles qu’on attend d’eux dont le principal est la sécurité.

Les différents types d’ascenseur selon le contexte d’utilisation

En d’autres termes, les fonctionnalités ainsi que l’aspect des ascenseurs deviennent personnalisés selon le contexte d’usage. À cet effet, on peut en citer, entre autres :

  • Les ascenseurs des habitations, destinés à recueillir des personnes en collectivité dans le cas d’immeubles à plusieurs étages

Les ascenseurs sont utilisés exclusivement dans le transport de groupes de personnes. Leur capacité en termes de charge a évolué pour atteindre en 1980, 630 kg soit l’équivalent de 8 personnes environ. Ces ascenseurs sont équipés de portes palières et de portes automatiques permettant l’accès des personnes handicapées. Par ailleurs, grâce à l’évolution de la technologie, ces ascenseurs sont devenus de plus en plus performants et d’aspect plus esthétique. L’objectif est d’assurer agréablement avec une sécurité optimisée le déplacement des utilisateurs. La plus-value de l’immeuble s’en trouve accrue.

  • Les ascenseurs des entreprises et des hôtels

Les ascenseurs dans les bureaux ou les hôtels sont plus élaborés et plus raffinés avec une plus grande capacité, atteignant jusqu’à 800 kg. Ils peuvent transporter jusqu’à 10 personnes. Les portes sont également automatiques et la centrale permet les rotations des entrées et des sorties des cabines. Le trafic de ces ascenseurs est plutôt rapide et fluide grâce à leur vitesse.

  • Les ascenseurs des usines

En plus du transport des personnes, les ascenseurs sont prévus pour transporter de lourdes charges, en kilos et même en tonnes. Ils sont donc conçus pour répondre avec facilité à ces diverses exigences.

  • Les ascenseurs des lieux publics comme les aéroports, les parkings, les centres commerciaux, les établissements scolaires

De tels ascenseurs doivent satisfaire à toutes les contraintes du trafic. Ils possèdent une grande capacité et doivent être transparents. En effet, la visibilité est importante dans les ascenseurs de ces espaces publics pour mieux voir la sécurité des passagers. Ces derniers doivent également apercevoir l’extérieur.

  • Les ascenseurs des hôpitaux, des hospices et des établissements pour les personnes à mobilité réduite

Les ascenseurs sont destinés au transport du personnel médical (médecins, infirmiers, etc.), mais ils doivent assurer le déplacement des patients qui changent d’étage. Les conceptions de ces ascenseurs sont effectuées de manière précise selon les dimensions appropriées avec tout le confort qu’exige l’état du patient.